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Ce qu'il faut savoir à propos de la collimation

Ecrit le 27/10/12.

La collimation c'est quoi ?

On appelle collimation le processus qui consiste à aligner les éléments optiques d'un télescope, afin de faire converger son axe optique avec l'axe optique de l'oculaire. En pratique seuls les télescopes de type Newton et les Schmidt-Cassegrain peuvent être collimatés par un amateur (les lunettes n'en ont généralement pas besoin), et n'ayant eu que des Newton dans les mains jusqu'à maintenant, je me bornerai à décrire la collimation de ce type d'instrument.

Au fait, dois-je vraiment collimater mon telescope ?

Je pense que c'est la question qu'il faut commencer par se poser clin d'oeil !

En effet, la réponse pourrait bien être NON si vous réunissez les conditions suivantes :

- votre instrument fournit de bonnes images
- c'est un instrument de petit diamètre
- c'est un instrument avec un rapport F/D plutôt grand (supérieur à 6...).

En effet, il faut savoir que plus le rapport F/D d'un l'instrument est grand, moins il est sensible aux erreurs de collimation. Dit autrement, un télescope de rapport F/D élevé aura une plus grande marge de tolérance face aux imprécisions de collimation.
De plus, s'il s'agit d'un petit diamètre, cela signifie que le miroir sera moins lourd, il aura moins tendance à se déplacer et donc, à se dérégler.
Donc si votre télescope est un petit diamètre, de rapport F/D élevé, et qu'il fournit déjà de bonnes images, il est sans doute inutile de vouloir toucher à sa collimation, on risque plutôt d'aggraver les choses !

Je parle ici d'expérience personnelle : j'ai pratiqué l'astronomie pendant deux ans et demi avec mon premier télescope, le fameux 130/900, qui remplit les trois conditions que je citais plus haut : il fournissait de bonnes images (il avait été collimaté à l'achat par le vendeur), c'est un petit diamètre (130 mm) et son rapport F/D est plutôt élevé (F/D de 6,9). Pendant deux ans et demi, je ne me suis jamais préoccupé de savoir s'il était bien collimaté ou non. Je pense qu'il l'était et qu'il l'est plutôt resté, en témoigne cette image de Saturne du 18/12/05 (dont je suis plutôt fier) et que j'ai obtenu avec le 130/900 et la webcam Atik 1-C :

Saturne

Ceci prouve bien que la collimation de ce telescope était plutôt bonne (sans quoi je n'aurais pu obtenir une image si détaillée) et qu'elle est restée relativement stable durant une longue période puisque cette image a été faite plus d'un an et demi après l'achat du télescope.

Bref, tout ça pour dire que peut-être, il n'est pas utile de vous lancer dans la collimation de votre instrument ! Vérifier seulement s'il semble en avoir besoin, avant de toucher quoi que ce soit...

Inversement, collimater votre télescope va être nécessaire dans les cas suivants :

- il a un gros diamètre et un petit rapport F/D (donc il nécessitera une collimation pour les raisons exactement inverses à celles citées précédemment clin d'oeil)
- vous en avez démonté le (ou les) miroir(s) pour le (les) nettoyer
- vous avez construit votre propre télescope (félicitations !) et il faut donc en régler les miroirs.

Je me suis retrouvé dans le premier cas de figure après être passé du 130/900 au 200/800 : en effet, me voici désormais avec un gros diamètre (200 mm) et avec un petit rapport F/D (égal à 4), qui est donc très sensible à la finesse de la collimation et qui a tendance à souvent se dérégler. Pas le choix, il a fallu mettre les mains dans le cambouis ... Mais courage, ça n'est pas si difficile clin d'oeil!

Quelques pré-requis sur le placement des miroirs

Au fait, j'imagine que bien entendu, tout le monde sait qu'un Newton possède deux miroirs, un gros appelé miroir primaire et un petit appelé miroir secondaire... clin d'oeil Non, parce que sinon, on est embêté pour comprendre la suite... clin d'oeil

Il s'agit d'abord de vérifier grossièrement le placement des miroirs primaire et secondaire, avant de procéder à la collimation proprement dite. Normalement, vous devriez pouvoir sauter ce paragraphe, notamment si votre instrument est flambant neuf (et qu'en plus il a été collimaté avant l'achat par le vendeur), ou si vous le collimater régulièrement. Ce qui suit n'est donc à faire que très rarement.

D'une part, on va vérifier que le support du miroir secondaire est bien au centre du tube. Pour cela, il faut mesurer la longueur des branches de l'araignée pour vérifier qu'elles ont bien toutes la même taille.

Collimation

S'il s'avérait qu'une différence notable apparaîssait, il faudrait alors modifier la longueur des pattes à l'aide des vis de réglages (si elles existent !). En théorie tout cela est correctement réglé en usine ... clin d'oeil

Collimation

D'autre part, on va vérifier que le miroir primaire est à peu près aligné avec le secondaire. On se place devant le tube placé à peu près à l'horizontale, à une distance environ égale à la longueur du tube. On voit alors le miroir secondaire et son reflet dans le primaire.

Collimation

Il faut alors que le secondaire se superpose à son reflet. Si le décalage est trop important, il faut alors régler le miroir primaire en agissant sur ses vis de réglages situées à l'arrière du tube, afin d'aligner le secondaire et son reflet.

Vérifier dans la notice de votre télescope : généralement il y a 6 vis à l'arrière du tube, 3 vis poussantes (qui servent à bloquer le miroir) et 3 vis tirantes qui servent à le régler. Dans le cas du 200/800 on trouve 3 petites vis qui sont les poussantes, et qu'il faut commencer par dévisser pour libérer le miroir. On règle ensuite le miroir primaire en tournant les 3 grosses vis qui sont les tirantes. Quand c'est terminé, on resserre les poussantes pour bloquer le miroir.

Collimation

L'avantage du système de réglage du 200/800, c'est que tout peut se faire à la main, sans outil, ce qui rend ce réglage très aisé. Sur d'autres systèmes il faut obligatoirement utiliser un tournevis.

Comme je le disais plus haut, normalement le placement des deux miroirs (correspondant aux vérifications ci-dessus) ne devrait jamais trop bouger, donc ces vérifications ne sont à faire que très rarement. Ceci permet de s'assurer qu'on part d'un placement des miroirs à partir duquel la collimation est possible, ce qui ne serait pas le cas si les positions de départ des deux miroirs étaient par trop déréglées.

On passe à la suite avec plein d'images ...Fléche droite